Monday 10 September 2018

Réaction à l'article du 31 août 2018 dans La Presse: La revanche des hurluberlus


Votre article rapporte un phénomène social réel : le végétalisme n’a jamais été aussi populaire et cette mode ne semble pas vouloir s’essouffler à court terme.

Néanmoins, au-delà des modes, des considérations environnementales, et, qui plus est, des considérations morales à l’égard des animaux, n’aurait-il pas été pertinent, ne serait-ce que d’un point de vue journalistique, de soulever dans votre article la question la plus fondamentale de toutes : ce mode alimentaire convient-il à l’être humain?

Aux dernières nouvelles, la nutrition appartient encore aux sciences de la santé et non aux sciences sociales. On ne choisit pas une mode d’alimentation comme on choisit une religion ou un parti politique.

Dans les faits, le végétalisme cause chez l’être humain des carences importantes en différents nutriments dont notamment les acides gras oméga-3 de type eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque, deux substances essentielles à la santé mentale qu’on ne retrouve dans aucun végétal si ce n’est que de rares microalgues.  Il ne s’agit pas ici d’une opinion politique mais d’un fait scientifique reconnu unanimement par toutes les facultés universitaires de nutrition à travers le monde. D’ailleurs, d’ici 10 ans nous serons à même d’observer les répercussions négatives sur la santé de ces jeunes avant-gardistes mais malheureusement il sera trop pour eux.

Bien entendu, le végétalisme est bon pour l’environnement mais devons-nous aller jusqu’à sacrifier la santé publique au bénéfice de l’environnement? Il me semble que charité bien ordonnée commence par soi-même.

La vraie solution environnementale à mon sens consiste, d’une part, à revoir nos pratiques agricoles mais il y a un prix à payer pour cela. Le consommateur consent-il à débourser 30% de plus pour son panier d’épicerie?

D’autre part, l’autre solution qui est moins politiquement correcte que de fermer les yeux devant le végétalisme fleur bleue, est de cesser d’adopter des modèles économiques dont la viabilité repose sur une croissance démographique. Au fond, le problème central est qu’il y a déjà trop de bipèdes sur cette planète.